Sauvons les établissements en gestion directe (EGD)

19 décembre 2025

Nous vous proposons, avec la FCPE, une pétition pour sauver les établissements en gestion directe (EGD), colonne vertébrale historique du réseau d’enseignement français à l’étranger.

La pétition est en ligne sur le site Change.org: Sauvons les EGD

Uniquement pour les familles habitant des pays où Change.org est bloqué, vous pouvez signer la pétition directement ci-dessous. Nous vous remercions de privilégier la signature sur le site Change Sauvons les EGD quand c’est possible.

Le texte de la pétition

Le pilier historique de l’enseignement français à l’étranger en danger

Les établissements en gestion directe (EGD) constituent la colonne vertébrale historique du Réseau d’Enseignement Français à l’Étranger, l’AEFE. Ils incarnent nos valeurs, notre exigence pédagogique, ainsi que le rayonnement éducatif, culturel et diplomatique de la France à l’international. Il est d’ailleurs significatif que quatre des cinq meilleurs établissements français à l’étranger, selon le dernier classement disponible sont des EGD. 

Aujourd’hui, les EGD sont arbitrairement désignés comme la variable d’ajustement des crises budgétaires successives de l’AEFE et de l’État français. Malgré nos alertes répétées, des mesures purement comptables et court-termistes menacent de briser ce modèle unique, performant et reconnu.

Nous, parents, familles françaises et étrangères, refusons de voir cette excellence éducative mise à genoux par une gestion budgétaire irresponsable.

 

Les familles, premiers financeurs sacrifiés

Le réseau de l’enseignement français à l’étranger est aujourd’hui financé à près de 80% par les familles.

  • Un coût maîtrisé pour l’État : un élève scolarisé dans un EGD coûte en moyenne 2.700€ par an à l’État, contre plus de 10.000€ pour un élève dans l’enseignement public en France. Le coût global de ce réseau pour la France demeure donc extrêmement limité au regard du service public rendu, la scolarisation d’enfants français et de son impact diplomatique, culturel et linguistique.
  • Une crise politique, et non uniquement économique : le déficit structurel de l’AEFE n’est pas une fatalité. Il résulte directement des coupes budgétaires successives (78 millions d’euros en trois ans) et du transfert de la part patronale des pensions civiles sans compensation suffisante, ni réforme structurelle du modèle, malgré les alertes et propositions récurrentes de la FAPEE et de la FCPE depuis plus de dix ans.

L’AEFE est aujourd’hui en crise non parce qu’elle coûte trop cher, mais parce que l’État l’a affaiblie politiquement et budgétairement.

 

Les mesures contestées : un étouffement programmé

Nous contestons fermement les décisions qui menacent directement la stabilité, la qualité et l’attractivité des EGD :

1. Une nouvelle taxe entraînant une hausse brutale des frais de scolarité

La création d’une nouvelle taxe sur les pensions civiles constitue un impôt déguisé. Elle entraîne mécaniquement par une hausse brutale et insoutenable des frais de scolarité dans les EGD sans aucune amélioration de l’offre pédagogique. 

Contrairement aux établissements conventionnés, les EGD, organisés comme des démembrements de l’AEFE (ODAC), ne disposent d’aucune marge de manœuvre pour se réorganiser, diversifier leurs ressources ou recourir à l’emprunt.

Cette situation provoquera inévitablement un exode massif des familles, celles qui ne peuvent plus assumer financièrement ces augmentations, comme celles qui, à ce niveau de frais, attendent des services que les EGD sont structurellement pas en mesure d’offrir.

2. Le siphonnage des fonds de réserve : la fin de la capacité d’investissement

Les fonds de réserve des EGD compensent leur incapacité structurelle à emprunter. Ils représentent les économies réalisées par les familles sur les frais de scolarité, destinées à investir dans les infrastructures, les équipements, et les projets pédagogiques des établissements.

Leur ponction fragilise durablement l’avenir : sans capacité d’emprunt ni fonds de réserve, les EGD sont privés de toute possibilité d’investissement et de modernisation, ce qui entraîne un déclin progressif de leur attractivité. Ces fonds doivent impérativement demeurer la propriété des EGD afin de garantir leur compétitivité face à la concurrence internationale.

3. Une fragilisation pédagogique et un risque majeur de changement de statut

  • La réduction des postes de personnels détachés compromet la stabilité des équipes, la continuité pédagogique et, in fine, à la qualité de l’enseignement pour laquelle les familles acquittent des frais élevés.
  • Le risque d’un changement de statut non anticipé : fragiliser financièrement les EGD revient à les exposer à une reprise par des groupes d’éducation à but lucratif, au détriment de l’intérêt général et de la mission de service public.

Les EGD : une force pour la France, pas un poids

Malgré ces attaques, nous réaffirmons avec force que les EGD constituent un atout stratégique majeur pour la France.

  • Une référence éducative du réseau au cœur de chaque zone géographique.
  • Une pédagogie exigeante, humaniste et inclusive.
  • Un modèle de laïcité précieux et respecté.
  • Des résultats scolaires supérieurs à ceux observés sur le territoire français.
  • Un plurilinguisme et une ouverture culturelle exceptionnels.

Nous refusons qu’une logique comptable à court terme anéantisse la capacité de transformation de ce réseau et affaiblisse durablement la diplomatie d’influence de la France.

 

NOUS RECLAMONS

  1. L’arrêt immédiat de toute ponction sur les EGD destinée à financer des déficits qui ne relèvent pas de leur responsabilité.
  2. La protection intégrale et pérenne de leurs fonds de réserve.
  3. Une réforme du statut excessivement contraignant qui empêche les EGD d’investir et de se moderniser.
  4. Une transparence complète dans l’élaboration des budgets et une visibilité pluriannuelle.
  5. L’engagement d’une concertation, dans chaque EGD, avec les composantes de la communauté, sur la réduction des coûts et les pistes d’économie.

Nous appelons l’AEFE et l’État à revoir sans délai cette politique qui met en péril des établissements essentiels pour l’éducation de nos enfants, pour la francophonie et pour le rayonnement de la France.

Les EGD doivent rester la colonne vertébrale du réseau de demain. Signons pour défendre l’excellence du système éducatif français à l’étranger !

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