Le contenu de la scolarité
Le système scolaire français prévoit une scolarité complète de 15 ans. Elle est découpée en 5 cycles. Chaque cycle comporte une première année de découverte, les deux années suivantes étant consacrées à la consolidation et aux approfondissements.
La maternelle
En France, l’instruction est obligatoire dès 3 ans, donc à l’entrée en maternelle. La maternelle du système français est spécifique, elle est plus largement centrée sur les apprentissages que dans la plupart des autres systèmes. On peut penser que les enfants de 3 à 5 ans sont trop jeunes pour « travailler », mais cela reste un appentissage ludique. Il est en tous cas necessaire pour arriver au cycle 2 avec les acquis attendus. Ces attendus ont encore été renforcés en 2024, il faut donc être attentif à avoir un cycle maternelle bien rempli, faute de quoi les enseignants du cycle 2 devront perdre un temps précieux à travailler sur des compétences telles que tenir correctement un stylo, former des lettres et des chiffres, reconnaitre une syllabe…
L’élémentaire
L’élementaire, de 6 à 10 ans, est le temps des apprentissages fondamentaux et de leur consolidation. Lire, écrire, compter, acquérir les bases d’une culture générale, s’adapter aux règles du collectif, socialiser, sont les activités de ces 5 années, rythmées par des journées régulières autour d’un enseignant principal, qui change tous les ans sauf exceptions.
Le système scolaire français prévoit que, dans la mesure du possible, les élèves soient mélangés chaque année, afin de faire naitre de nouvelles dynamiques et interactions. Les enseignants de la maternelle et de l’élémentaire ont chacun une classe, pour une année.
Le collège
Le collège dure 4 ans, les enseignements restent identiques pour tous. Il comprend la dernière année du cycle 3 et le cycle 4. L’année de 6ème permet de faire connaissance avec un système différent, en travaillant sur l’approfondissement de compétences connuées. En effet, à partir de la 6ème, les élèves changent de matière, d’enseignant, et souvent de salle toutes les heures ou deux heures. Les journées sont moins régulières.
Le collège se termine avec le Diplôme national du brevet (DNB) que les élèves passent en fin de 3ème. Il est composé du contrôle continu sur l’année de 3ème, d’un examen final portant sur le français, les mathématiques, l’histoire-géographie et les sciences, et d’un oral au sujet libre.
Le lycée
Le lycée dure 3 ans, et se termine avec le baccalauréat. Il commence avec la 2nde, qui est la dernière où les enseignements sont communs. En 1ère, les élèves doivent choisir 3 spécialités, parmi une liste de 12 (dans de nombreux établissements, seules 5 à 7 spécialités sont possibles, les autres peuvent parfois être suivies par correspondance, avec le CNED). A la fin de la 1ère, les élèves passent les épreuves anticipées de français (EAF), à l’écrit et à l’oral, ainsi que des épreuves anticipées de mathématiques à partir du Bac 2026. En Terminale, ils abandonnent une spécialité, et passent l’examen sur les deux spécialités restantes, la philosophie, et un grand oral. Le reste des matières est évalué en contrôle continu.
Il existe de nombreuses variantes du baccalauréat dans les établissements du réseau: le bac français international (BFI), la section Euro, le bac technologique, les doubles bac (Abibac en allemand, Bachibac en espagnol, esabac en italien).
Le savez-vous ?
En plus du programme français, les établissements du réseau consacrent un volume horaire significatif à la langue du pays d’accueil, et souvent également à l’anglais.
les cycles
Cycle 1 – maternelle
PS (petite section)
MS (moyenne section)
GS (grande section)
Cycle 2 – élémentaire
CP (cours préparatoire)
CE1 (cours élémentaire 1)
CE2 (cours élémentaire 2)
Cycle 3 – élémentaire / collège
CM1 (cours moyen 1)
CM2 (coursmoyen 2)
6ème (collège)
Cycle 4 – collège
5ème
4ème
3ème – DNB
Lycée
2nde
1ère
Terminale – Baccalauréat
Les frais de scolarité
Tous les établissements du réseau d’enseignement français à l’étranger sont payants, sauf les lycées franco-allemands et le lycée français de Berlin.
Les tarifs varient en fonction des pays et des établissements.
L ’assujettissement à des frais de scolarité dans les établissements en gestion directe ou conventionnés du réseau de l’AEFE résulte aujourd’hui de la combinaison des dispositions des articles L 452-2 et L 452-8 du code de l’éducation, lesquelles s’appliquent indistinctement à l’ensemble des élèves.
La Fapee soutient que le code de l’éducation devrait être révisé car les frais de scolarité sont depuis longtemps la 1ère recette propre de l’AEFE ! En effet, des parents s’appuyant sur l’article L452-3 en ont contesté le principe même : « L’agence gère les établissements d’enseignement situés à l’étranger, dépendant du ministère des affaires étrangères ou du ministère de la coopération et placés en gestion directe, pour lesquels elle reçoit des crédits de l’Etat permettant de couvrir les engagements qu’il assume. » Cependant le conseil d’Etat a permis a l’AEFE de percevoir des droits de scolarités dans ses EGD.
Droits de scolarité différenciés dans l’Union Européenne ou hors UE ?
Vis-à-vis de l’enseignement français à l’étranger, un élève français ne se trouvera toutefois pas dans la même position que celle d’un ressortissant de l’Union Européenne ou d’un étranger tiers, pour la simple raison que l’élève français suivra l’enseignement du pays dont il possède la nationalité – lequel lui est naturellement prédestiné – et que pour l’élève étranger, il s’agira non pas de son enseignement national, mais de celui d’un pays tiers.
Les situations de ces élèves ne sont donc pas comparables en ce qui concerne leur vocation première à suivre les enseignements dispensés par un établissement français.
Cette différence de position rend légitime, dans le cadre de contraintes budgétaires comme des circonstances avec lesquelles les différents acteurs doivent composer, l’éventuelle différence des tarifs proposés.
* L’Agence applique sur le territoire de l’Union Européenne un tarif unique pour les Français et les autres ressortissants, conformément aux prescriptions de l’article 12 du traité du 25 mars 1957 instituant la Communauté européenne. Cet article énonce en effet : « Dans le domaine d’application du présent traité, et sans préjudice des dispositions particulières qu’il prévoit, est interdite toute discrimination exercée en raison de la nationalité. »
Le Conseil d’Etat a confirmé, qu’en l’absence de politique communautaire dans le domaine de l’éducation hors du territoire de l’Union européenne, le principe de non discrimination édicté par le traité de Rome ne peut s’appliquer à la tarification des établissements scolaires français situés hors de ce territoire.
Le principe de non discrimination tarifaire, pratiqué sur le sol de l’Union, ne peut donc être opposé à la définition des frais de scolarité des établissements scolaires situés en dehors du territoire de l’Union, lesquels restent maîtres de leur politique tarifaire (Conseil d’Etat, 4 février 2004, Association Actions et Liaisons dans les Ecoles Françaises d’Antananarivo, mentionné aux tables du recueil Lebon).
Il y a enfin lieu de confirmer que la responsabilité de la décision s’avère différente selon qu’il s’agit d’un EGD ou d’un établissement conventionné. Seul l’organisme gestionnaire d’un établissement conventionné détient le pouvoir de fixer le montant des frais de scolarité et d’en différencier les tarifs, sous la réserve pratique, bien sûr, de ne compromettre ni son équilibre financier ni le corps des interdépendances le liant à l’AEFE.
actu scolarité
Le Bac français international (BFI) : où en est-on ?
Le département de l’enseignement de l’AEFE (DEOF) a organisé les 15 et 16 mai un séminaire sur le BFI, destiné aux chefs d’établissement du réseau. L’occasion de faire un point d’étape sur ce parcours en pleine expansion, dont les Lycées français de l’étranger sont...

